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Telescope Celestron C8 sur Monture Avx

Lors de l’achat de mon télescope, je suis passé comme tout le monde par une phase de recherche du matériel idéal.

La grande question que tout le monde se pose pour commencer est « Que puis-je me procurer pour mon budget ? ». Fort de ce budget, nous passons tous des heures sur des sites en ligne du type Astroshop. Pourtant ce n’est, selon moi, pas la bonne approche.

Les grandes familles de télescope

Il existe plusieurs technologies, et donc plusieurs types de télescopes. Chaque modèle ayant des avantages et des inconvénients en fonction de l’utilisation que vous souhaitez en faire.

Un télescope se compose de deux parties principales, la monture et le tube.

La monture du télescope

La monture est liée au type de tube que vous allez utiliser et il en existe deux grands types (Azimutale et Équatoriale). Pour de l’observation simple, une monture azimutale peut faire l’affaire, mais pour une utilisation en astrophotographie, il faudra vous orienter vers une monture équatoriale.

La monture la plus répandue pour l’astrophotographie est la monture équatoriale GOTO. Cette dernière est automatisée et permet, une fois le matériel bien réglé, de viser simplement un objet dans le ciel afin de l’observer et/ou le prendre en photo. De plus, ce type de monture permet de compenser automatiquement la rotation de la terre.

Enfin, la monture va également devoir supporter le poids du tube. Il faut bien s’assurer que le moteur de cette dernière soit assez puissant, et anticiper les éventuels accessoires que vous allez ajouter sur votre télescope (poids d’un appareil photo, d’un second chercheur avec une caméra, etc.).

Les lunettes apochromatiques

Les lunettes apochromatiques sont des instruments très adaptés à l’astrophotographie. Leur faible grossissement permet de faire des photos de grandes nébuleuses, mais ne permet pas de faire du planétaire. L’outil présente l’avantage de n’avoir que peu de réglages. Du coup, une fois la mise au point effectuée, le télescope est prêt. Au rayon des aspects négatifs, l’encombrement est le point principal. En effet, une longueur focale de 1300mm correspond de facto à un instrument de 1,3m de long.

Les télescopes de Newton

Les télescopes Newtoniens sont les télescopes les plus répandus lors des soirées d’astronomes amateurs. En effet, ils sont peu onéreux et ont un grossissement permettant d’observer le ciel profond (nébuleuses, galaxies, etc.) et les planètes. Les réglages vont commencer à être plus compliqués et il va falloir apprendre à régler le miroir secondaire en plus de la mise au point. Côté encombrement, on est également dans la gamme des produits difficilement transportables. Cependant, pour un encombrement égal à celui d’une lunette, le télescope de Newton sera plus lumineux et avec un grossissement plus important.

Les télescopes Maksutov et Schmidt-Cassegrain

Avec les tubes Maksutov et Schmidt-Cassegrain, on entre dans le domaine des télescopes à fort grossissement. On est alors à l’aise pour effectuer du planétaire et du ciel profond. Cependant, les gros objets (comme la galaxie d’Andromède) seront presque trop gros pour être observables en entier. De plus, le grossissement étant important, l’utilisation nécessite plus d’attention. Comme la terre tourne et que le télescope grossit beaucoup, il faut avoir procédé à une mise en station parfaite pour suivre à la perfection un objet dans le ciel. En revanche, pour un grossissement et une ouverture importante, l’objet est peu encombrant. À titre d’exemple, un Schmidt-Cassegrain de 2000mm avec une ouverture de 20cm correspond à un tube de 60cm de long et 20cm de large.

Telescope Celestron C8 Monture Avx Full

Se poser les bonnes questions

La question principale est de définir ce que l’on souhaite faire de son télescope à court et moyen terme. En effet, le prix de ce matériel étant important, il faut absolument essayer de prévoir l’utilisation que l’on va en avoir.

Dans mon cas, je souhaitais faire de l’observation planétaire, du ciel profond, mais également m’initier à l’astrophotographie.

Un second critère doit être également pris en compte : l’encombrement. En effet, dans le cas où, comme moi, vous souhaitez un outil polyvalent, vous allez vous rendre compte que le matériel est encombrant. Voir très encombrant… Si vous habitez en ville et que votre matériel est intransportable, vous allez vite vous lasser de le transporter.

Enfin, le prix sera pour moi le dernier critère permettant de faire le choix dans le type de télescopes pré-choisis.

Je suis donc parti sur un Schmidt-Cassegrain (polyvalent et de « faible » encombrement). Mon budget n’étant pas non plus extensible, je suis parti sur un modèle de chez Celestron qui a un bon rapport qualité/prix.

Celestron Edge Hd Optics

Retour d’expérience du C8 Edge HD

Après quelques mois d’utilisation, je ne pense pas m’être trop trompé dans mon achat. Il est polyvalent, pas trop encombrant et la monture est simple d’utilisation. Il me semble que c’est un bon achat pour débuter.

Il va cependant falloir pondérer l’aspect positif de cet achat par quelques points négatifs. En effet, cet outil est formidable dès la sortie du carton pour de l’observation simple (Andromède, Lune, Jupiter, voir Saturne). En revanche, il va nécessiter quelques heures d’apprentissage et de réglages afin de passer de l’observation à l’astrophotographie.

Ce télescope étant un Schmidt-Cassegrain, il va falloir apprendre à collimater le miroir secondaire par notamment. Vous devrez apprendre à faire une mise en station parfaite alors que la monture ne possède pas de viseur polaire dans le pack de base. De plus le C8 de Celestron possède une longueur focale importante (2000 mm), inutile de vous dire que le suivi de la rotation de la terre via une caméra va être utile, sinon, vos photos vont présenter des traînées d’étoiles.

Bref, ce modèle nécessite un apprentissage assez rude au départ et j’ai passé quelques nuits seul devant mon ordinateur à essayer de régler tantôt la mise au point, tantôt la collimation, tantôt la camera de suivi… Et des fois, tout à la fois ! Mais on peut prendre le concept dans l’autre sens, en se disant qu’une fois que ce matériel est maîtrisé, on a plutôt bien assimilé le fonctionnement d’un télescope.

À propos

Je vous propose de suivre mes découvertes et apprentissages dans le domaine de l’astrophotographie, à travers les quelques pages de ce blog.

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